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lundi 3 octobre 2011

Sur les traces de l'Asie

je dois bien l'avouer...j'ai un penchant pour les livres qui me font voyager...L'Asie est un endroit où j'aime me réfugier.
Peut être par ce côté "poéte", ce côté "zen" que j'affectionne tout particulièrement, même dans ma vie privée...surtout dans ma vie privée

Je viens de terminer un roman magnifique "Fleur de Neige" de Lisa See. Il s'est trouvé entre mes mains lorsque j'étais à la bibliothèque. Sa couverture m'a séduite, son écriture aussi.

Résumé

Dans la Chine du XIXe siècle, le destin de deux jeunes filles est lié à tout jamais. Fleur de Lis, fille de paysans, et Fleur de Neige, d'origine aristocratique, sont nées la même année, le même jour, à la même heure. Tous les signes concordent : elles seront laotong, âmes sœurs pour l'éternité. Les deux fillettes grandissent, mais si leur amour ne cesse de croître, la vie s'acharne à les séparer. Alors que la famille de Fleur de Neige tombe en disgrâce et que la jeune fille contracte le mariage le plus infamant qui soit, Fleur de Lis, par son union, acquiert reconnaissance et prospérité. L'amitié sacrée des deux femmes survivra-t-elle au fossé que le destin a creusé entre elles ?
Mon avis

Un livre trés troublant sur la condition de la femme au 19es, en Chine. Un roman magnifiquement écrit sur la douleur physique que ces femmes pouvaient ressentir lors du "bandage des pieds", mais aussi sur leur mariage, les coutûmes ancestrales, l'amour pour leur "âme soeur", Laotong.
Une histoire compléte sur le ressenti et l'évolution de la petite fille à la femme.
Des sentiments, sur la trahison, la peur, la joie et la tristesse, la rancoeur, et les regrets. 
Un livre touchant d'émotions...                                                                                                           

Avant celui-ci je venais de lire : "Opium" de Maxence Fermine. Un côté trés poéte où les senteurs du thé et de l'opium (oui oui) m'ont fait voyager.


Résumé


C'est une route aux mille parfums, aux mille périls aussi : celle qui, partant de Londres pour atteindre les Indes, se perd irrémédiablement dans l'Empire de la Chine. Un périple que l'on nomme la route du thé. Pour la première fois, en 1838, un homme va s'y aventurer, décidé à percer le secret des thés verts, bleus et blancs, inconnus en Angleterre. Au fil de son voyage, il va rencontrer Pearle, un riche négociant irlandais, Wang, le gardien de la vallée sacrée, Lu Chen, l'invisible empereur du thé, et Loan, une Chinoise aux yeux verts qui porte, tatouée sur son épaule, une fleur de pavot. Au terme de sa quête, l'opium. Un amour que l'on ne choisit pas

Mon avis

Voici un petit bijoux d'écriture "poéte" comme j'aime. Un dépaysement total sur la route du thé et celle de l'opium, mais de l'amour aussi. Un voyage en Asie tout en délicatesse...


Des livres que j'ai lu il y a longtemps sur l'Asie et que je recommande


dimanche 11 septembre 2011

Ma PAL (pile à lire)

Je suis une vraie boulimique de lecture. Je ne sais "pas vivre" sans livre à côté de moi. C'est une détente mais aussi une vraie source de connaissances et de plaisir....


De l'humour parfois de la tristesse aussi...c'est une avalanche de sentiments qui découlent des pages lues, des découvertes à des redécouvertes...


Voici donc ma PAL de ces derniers mois...ou dernières semaines à voir ;-)


La vie trés privée de Mr Sim de Jonathan Coe


Subtil observateur de l'époque, Jonathan Coe signe un roman ultracontemporain sur la solitude d'un être incapable de se lier aux autres, dans une société elle-même rompue aux faux-semblants (source les Inrocks)

Le nazi et le Barbier d'Edgar Hilsenrath



Une épopée picaresque, traitant l’Holocauste avec la verve, l’ironie et l’humour noir de Fuck America...
1933. Max, le fils bâtard de la pute Minna Schulz, s’enrôle dans les SS à l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Affecté dans un camp d’extermination où disparaissent son meilleur ami (juif) et toute sa famille, il endosse après la guerre l’identité de son ami assassiné. Max, devenu Itzig Finkelstein, épouse la cause juive et traverse l’Europe pour rejoindre la Palestine, où il devient barbier et sioniste fanatique.

Trente ans avant Les Bienveillantes de Jonathan Little, Le Nazi et le Barbier raconte l’Holocauste du point de vue du bourreau. L’humour (noir) en plus.

Écrit durant l’exil d’Hilsenrath à New-York, le livre fut d’abord un best-seller aux Etats-Unis avant d’être publié en Allemagne, avec un succès polémique. Désormais considéré comme un classique, ce titre montre un autre aspect, tout aussi iconoclaste, du génie littéraire de l’auteur de Fuck America. (source des éditions Attila)

Chroniques de l'oiseau à ressort d'Haruki Mirakami

Étrange voyageJe n'ai jamais cru à la perfection d'une oeuvre littéraire jusqu'à ce que je me bute à Haruki Murakami. Histoire étrange, fascinante si elle en est une, la vie de Toru Okada est balancée sens dessus dessous par la perte de son chat, des appels obscènes et la disparition soudaine de sa femme.

En essayant de la retrouver, il fera la rencontre de personnages intrigants, énigmatiques, qui l'aideront à retrouver sa précieuse Kumiko... ainsi que lui-même.

La structure narrative de ce roman est hyper-complexe, criblée de récits qui s'entrecroisent sans à première vue se suivre logiquement.

Se concentrant sur la problématique du double et celle de la quête identitaire, Murakami nous plonge dans une course autour du cerveau de Toru Okada....fascinant (source CritiquesLibres.com)

Fleur de Neige de Lisa See

 
Fleur de Lis et Fleur de Neige sont nées le même jour, à la même heure, dans une province reculée de la Chine du XIXe siècle. Alors que la famille de Fleur de Neige est de la plus haute noblesse, celle de Fleur de Lis n'a connu que la misère ; mais la grande beauté de cette dernière et la perfection de ses pieds lui permettent de devenir la laotong (' âme soeur') de Fleur de Neige. Les deux jeunes filles partagent tout, du supplice des pieds bandés à la réclusion, du nu shu, langage secret inventé par les femmes, à leurs mariages arrangés. Leur amitié, teintée d'une fascination réciproque, grandit au fil des années. Jusqu'au jour où Fleur de Lis découvre que Fleur de Neige l'a trahie. L'amour qui les lie cède alors la place à une jalousie que rien ni personne ne saura arrêter. 'Fleur de Neige' est un voyage dans le temps qui nous fait revivre la tradition ancestrale de l'éducation des jeunes filles dans la Chine impériale.(source Evène) 

La maison au citronnier de Sandy Tolan (que je suis en train de lire)

 Ce n'est pas un roman, simplement un magnifique documentaire je confirme, j'en parlerai lorsque je l'aurai terminé ...
                                                                                                           

Mes livres d'été 2011 (2)

Dis est-ce que tu m'aimes ? de Claude Sarraute

Claude Sarraute est un  petit bout de femme que j'ai découverte au départ comme chroniqueuse dans le quotidien "Le Monde" (hum hum oui ça m'arrive de lire Le Monde ;-)".
Par la suite, ses chroniques télévisuelles m'ont plues. Voir le visage de cette femme dont je ne lisais que la plume...je l'imaginais exactement comme elle est. Tout dans le dynamisme...que cela plaise ou pas, elle reste elle même...petite mamie du paf ;-)




Petit résumé de la Fnac...


Une mère et une fille que tout sépare. Avec un ton inimitable, Claude Sarraute relate les différends, les ruptures et les réconciliations entre ces deux femmes autour desquelles gravitent un certain nombre de personnages secondaires, savoureusement croqués. Elle décrit aussi avec pudeur....et humour la maladie. Les thèmes traités par l'auteur fournissent tous les ingrédients d'un succès dont l'auteur a la secret

Mon avis


Claude Sarraute a une verve certes vraiment  innimitable. J'ai lu ce livre en la voyant "elle"'...en voyant son image, sa manière de parler.
Une histoire (toujours mère-fille), où l'on peut  se reconnaitre, cet amour si difficile à partager, à vivre sans autres sentiments qui nous transpercent.
Un livre court, 189 pages, qui se laisse lire sans modération. Attention ce n'est pas un chef d'oeuvre mais simplement un livre qui reste "un délassement bien écrit", qui peut nous faire sourire, comme nous prendre parfois aux tripes.




Entre Dieu et moi c'est fini de Katarina Mazetti...Entre le chaperon rouge et le loup c'est fini de Katarine Mazetti...




Katarina Mazetti est une journaliste d'une radio suedoise , certains pour la jeunesse et d'autres pour adultes.
J'ai lu "le mec de la tombe d'à côté" que j'avais beaucoup aimé et me suis laissée tentée par d'autres livres.



Entre Dieu et moi c'est fini



Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie, son amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, « sans compter les week-ends », Linnea a fait le calcul une fois. Maintenant que Pia est morte.

Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui a une liaison tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie « croire en Dieu »? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré.

Seulement, voilà, Pia s’est jetée sous un train. Alors, Linnea se souvient, puisque comme dit son excentrique grand-mère, « pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir.


Mon avis

Un livre fort et touchant sur l'adolescence et ses complexités...ses complexes tout court. Un personnage attachant, qui nous fait rentrer dans ses doutes, ses douleurs, ses questionnements sur la vie...et sa grande Amitié. 
On peut rire mais on la sent cette souffrance d'adolescence. Une écriture cinglante parfois.

Entre le chaperon rouge et le loup c'est fini de katarina Mazetti



 tout simplement la suite  de "Entre Dieu et moi c'est fini". Linnea a maintenant 17 ans, elle vit (ou tente de vivre) après le suicide de son amie Pia, essaie de se refaire des amies...elle essaie mais c'est bien difficile, quoiqu'elle en a une...mais qu'elle amie!!!
 Un autre acteur important rentre dans ce tome, sa grand-mère. Une autre histoire...une fugue, loin, trés loin de chez elle.
Une suite que j'ai aimé, j'ai le troisième opus que je vais lire dans les semaines qui suivent

Les gens de Philippe Labro



Philippe Labro touche à tout...journalisme, présentateur du JT sur A2, réalisateur et parfois même "chansonnier". Personnellement j'aime Philippe Labro dans son édito et là, ce livre est le premier que je lis de lui.

Quatrième couverture



"Le sage doit rechercher le point de départ de tout désordre. Où ?tout commence par le manque d'amour." Mo-Tzu, philosophe chinois.

Resumé de l'histoire...

Trois destins parallèles s'entrecoisent, trois vies dont le seul point commun est le manque d'amour : Maria, une jeune orpheline californienne d'une beauté rare, Caroline, une Parisienne trentenaire, enfin Marcus Marcus, célébrité de la télévision, mégalo et parano. Autour d'eux, vont graviter toutes sortes de gens : la femme de l'ambassadeur américain en France, une intraitable executive woman, un détective privé, une coach sans scrupule, des loups et des agneaux ...

Mon avis



Pour mon premier roman de Philippe Labro...je ne suis pas déçue. Touchée par ces destins parralèles, ces personnages tous différents les uns des autres, que l'on pense au départ...et ce manque d'amour. Un roman intelligement construit, bien tissé. Un coup de coeur pour Philippe Labro en tant qu'écrivain. Je vais continuer à le lire...

Mes livres d'été 2011 (1)

L'été est souvent la porte ouverte pour la lecture. Juste au soleil après le déjeuner dans le jardin à l'ombre, au petit déjeuner juste sur la petite table, à la plage sous le parasole...Voici pour moi, les livres que j'ai lu...

Les jours de mon abondon d'Elena Ferrante


Mon avis


Un livre qui relate le la séparation violente d'un couple. Un homme qui annonce à sa femme qu'il part, qu'il ne l'aime plus.
Un thème que l'on connait, que les écrivains ont souvent évoqué. Et pourtant...
Ce livre m'a mis mal à l'aise par moment, de par sa violence des mots sûrement, de par la folie montante d'Olga, sa descente aux enfers. Ces enfants qui souffrent, qui comprennent à leur niveau la situation, mais surtout qui voient leur mère souffrir comme jamais. Ce mari qui est présent au départ pour les enfants et qui petit à petit s'éloigne (par la faute d'Olga ? pas si sur). Cette jalousie, cette rage qui engendre la violence physique...Et puis cette envie de reconstruction.
Je suis rentrée dans le livre mais pour autant, j'avais par moment hâte de le terminer. Elena FERANTE a su mettre les mots, les sentiments que l'on peut ressentir lorsque le couple se déchire.
Je suis indécise sur la critique...ai je aimé ? sûrement
.


Mère et fille, un roman d'Eliette Abecassis




BIOGRAPHIE :

27 janvier 1969
Eliette Abécassis naît à Strasbourg, dans une famille juive séfarade originaire du Maroc. Son père, Armand Abécassis, professeur de philosophie à la faculté de Bordeaux, est l’un des plus grands penseurs contemporains du judaïsme. Il est l’auteur d’un ouvrage de référence, Pensée juive (éd. Livre de Poche). Profondément pratiquante, Eliette Abécassis évoluera ainsi dans un environnement imprégné de religion et de culture juives
1993
Après avoir suivi les classes préparatoires littéraires - hypokhâgne et khâgne - au lycée Henri IV à Paris et avoir intégré l’école Normale Supérieure de la rue d’Ulm, elle obtient l’agrégation de philosophie
.
 Eliette Abécassis écrit des ouvrages porteurs d'interrogations sur la vie quotidienne, dont l'un : une affaire conjugale qui a connu un trés grand succès.

Quatrième couverture

Deux personnalités du monde de la mode, mère et fille. Une histoire d'amour, de possession d'admiration et d'émancipation. Coù la déduction, le désir sont le fil conducteur de la relation, la féminité en héritage
A travers le destin de deux femmes et le lien si particulier qui les unit, Eliette Abecassis, l'auteur d'un heureux évènement interroge dans ce texte à la fois pudique et dérangeant le rapport mère-fille, la maternité, la transmission.

Mon avis

« Personne ne te rendra plus heureuse que moi, puisque c'est moi qui t'ai faite. Personne ne te comprend comme moi puisque tu viens de moi, puisque tu es moi. »
Rapport mère-fille. Possession certes, fusionnel aussi, envie de se "désangager" de cette relation...pour devenir enfin soi même sans pour autant blesser la personne qui nous a conçu.
Qui n'a pas connu ce sentiment ? Colère et incompréhension. Amour fort et interrogation.
Un livre qui a pu me faire comprendre certains moment de ma propre vie. Eliette Abecassis sait trouver les mots qu'il faut.


Un homme à distance de Katherine Pancol


Qui ne connait pas Katherine Pancol avec sa trilogie, les yeux jaunes des crocodiles, la valse lente des tortues, et les écureueils de central park sont tristes le lundi.
Un auteur vif, comme je les aime. Une écriture truculente.

Quatrième couverture.

Kay Bartholdi est libraire à Fécamp, Jonathan Shields est un écrivain américain. Pour un guide touristique de la côte normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle répond à cet inconnu qui semble partager les mêmes goûts qu'elle. Lettre après lettre, ils se découvrent une même passion pour la littérature. Cette relation épistolaire devient bientôt aussi passionnée que celle de deux amoureux. Ils se découvrent, se jaugent, s'offrent l'un l'autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc... et se disent, à travers leurs auteurs préférés, des choses qu'ils n'auraient pas osé avouer.

Mon avis

Un ature roman épistolaire...un autre roman de correspondance que j'ai aimé. Un livre qui parle d'autres livres. Une correspondance qui se fait à travers des livres lus, des amoureux de la lecture, des contemplatifs. Parfois poétique même.
Un petit plaisir de lecture


dimanche 24 juillet 2011

justesse et tristesse...

Les Insurrections singulières de Jeanne Benameur.



Quatrième couverture...

Au seuil de la quarantaine, ouvrier au trajet atypique, décalé à l'usine comme parmi les siens, Antoine flotte dans sa peau et son identité, à la recherche d'une place dans le monde. Entre vertiges d'une rupture amoureuse et limites du militantisme syndical face à la mondialisation, il lui faudra se risquer au plus profond de lui-même pour découvrir une force nouvelle, reprendre les commandes de sa vie.
Parcours de lutte et de rébellion, plongée au cœur de l'héritage familial, aventure politique intime et chronique d'une rédemption amoureuse, Les Insurrections singulières est un roman des corps en mouvement, un voyage initiatique qui nous entraîne jusqu'au Brésil.
Dans une prose sobre et attentive, au plus près de ses personnages, Jeanne Benameur signe une ode à l'élan de vivre, une invitation à chercher sa liberté dans la communauté des hommes, à prendre son destin à bras-le-corps. Parce que les révolutions sont d'abord intérieures. Et parce que « on n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie ».





Mon avis :

C'est mon troisième livres de Jeanne Benameur.
Celui ci est en 2 parties. Un peu déroutée par la première, j'ai recherché "le style" Bénameur que je n'ai pas trouvé, cela ne m'a pas empêché d'aimer l'histoire, bien au contraire. La recherche de soi, après une rupture...
Etre une femme et écrire un personnage "homme", n'est sûrement pas tâche facile, surtout sur ce théme. pourtant J.Benameur a trés bien réussi.
Et puis la deuxième partie, là où Antoine est au Bresil...Jeanne Benameur "se montre". Son style est bien là, c'est elle. Avec ses phrases courtes, ses mots bien placés, avec ses descriptions où l'on voit l'image où l'on vit le roman.

Son écriture est toujours aussi précise aussi riche...un vrai plaisir à lire, un poéme toujours à l'état pur.
Les personnages sont toujours autant attachants...
Jeanne Benameur est assurement ma révélation de lectrice cette année.


Extraits et citations

Des journées entières à moto à rouler sans savoir où j'étais où j'allais. Lusine derrière moi. Comme un fou. comme un halluciné.
Derrière moi, je laissais mes mains vides, Karima et tout ce qui faisait les épaules basses. Tout était lié. je le sentais. Même si je ne trouvais pas encore les points où ça s'articulait. Un bloc : l'histoire du travail et celle de ma vie avec karima, l'une soutenant l'autre. Illusion. Illusion. Illusion.
Un sacré bloc que j'avais besoin de voir se réduire dans le rétroviseur.
Besoin de laisser des pensées nouvelles arriver, me traverser, disparaitre. Me retrouver la tête vie pour laisser une chance à l'évidence. Attendre que ça s'éclaire. Vraiment. 

- Au fond de moi, il y a un amas confus, énorme, étouffant. Et ma vie tout en dessous. Il faut que je la sorte de là-dessous si je veux sauver quelque chose...
- Quand on regarde derrière, on perd ce qu'on est venu chercher...


Un hiver avec Baudelaire d'Harold Cobert.



Sa femme l'a mis dehors, son CDD n'est pas prolongé. Philippe est happé dans une spirale infernale et passe de l'autre côté de la barrière sociale : SDF, confronté à la dure loi de la rue, faite de solitude, de honte et de violence. Jusqu'au jour où il rencontre Baudelaire. Grâce à cet inénarrable compagnon d'infortune, et avec l'aide d'un vendeur de kebab, d'une riche veuve et d'une dame pipi, il réussit à remonter la pente. Et à retourner à une vie normale. Plongée sans fard dans le quotidien des plus démunis, Un hiver avec Baudelaire, en mêlant romanesque et réalité sociale, poésie et âpreté, nous rappelle à quel point est précaire l’équilibre qui régit nos vies.

Mon avis :

Un livre poignant, criant de vérité. L'indifférence des gens proches ou anonymes...Rien n'est acquis dans la vie et ce roman nous le montre à quel point.
Mais malgré cette indifférence, des liens se tissent, des amitiés fortes se créent, un cercle... comme dans la vie. On s'accroche, on se bat...mais on peut baisser les bras pour mieux les relever et se hisser haut...grâce aussi à ce cercle.
On s'aperçoit que certaines personnes mises sur notre route n'est pas un hasard et qu'il faut prendre la main tendue...les mains tendues parfois.
Et puis il y a "ce chien", cet amour que les animaux nous portent, nous apportent dans les moments difficiles de nos vies comme dans les moments les plus joyeux. Ces animaux qui nous sauvent parfois de la solitude, de la déroute..."qui est le meilleur ami de l'homme"

Un livre qui m'a touché de par son écriture, et sa vérité. Certains mots y sont forts, on se glisse lentement dans la peau du personnage...du début jusqu'à la fin.

je l'ai lu d'une traite, le recommande fortement pour son "humanité vraie"

dimanche 17 juillet 2011

Je dévore...

je continue mon évasion livresque ...je les dévore et je m'aperçois même que je change de "catégorie" lecture. Je m'ouvre à d'autres style d'écriture. Ou bien je reviens à mes premiers amours de lecture...je ne sais pas trop. Quoiqu'il en soit...jamais sans un livre.

Henning Mankell "les chaussures italiennes". Cet auteur suédois est connu et aprécié pour ses polars je ne suis pas polars donc jamais lu)

A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s'est isolé des hommes. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin. Au solstice d'hiver, cette routine est interrompue par l'intrusion d'Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.




j'ai choisi ce livre tout d'abord pour le titre (oui c'est un critére chez moi trés important...), ce n'est que lorsque j'étais dans l'histoire que j'ai lu les critiques par curiosité.
Il y dévoile avec les mots juste "la solitude". Des mots forts concernant les erreurs commises dans une vie, voire la trahison et des mots sensibles sur  la rédomption.


On y découvre les fragments de la vie passée d'un homme à l'aurée de sa vieillesse, qui vont jouer un rôle primordiale sur sa vie future.

J'ai été touchée par la description de la solitude choisie d'un homme sur une ile avec comme seule compagnie, son chat et son chien....ses rituelles de vie quotidiennes.  Llarrivée d'une femme aimée dans le passé est le commencement de "son ouverture sur le monde".

J'ai été frappée par le récit, les mots écrits et fait un parralèle entre l'écriture féminine et masculine.
Un livre fort, juste... sur des sentiments humains. Je me suis attachée aux personnages. Et j'ai lu ce livre tout en imaginant "le film".



L'envers des autres de Kaoouther Adimi...



Alger, centre-ville, début du XXIe siècle. Adel et Yasmine, frère et soeur, étaient proches, enfants. Ils ont grandi, changé, ils n’arrivent plus à se parler. Ils s’aiment en silence, entre une mère acrimonieuse et une aînée échouée là avec sa famille, qui peint à longueur de journée comme on s’invente un ailleurs. Au pied de l’immeuble, du haut des balcons et jusque chez eux, on les observe, on commente : ils sont différents, trop beaux et peut-être un peu trop libres, c’est insupportable.
Dans une société étriquée par les convenances, dans un pays qu’on quitte plus facilement qu’on ne l’aime, être simplement soi-même est un luxe auquel la jeunesse n’a pas droit…
Porté par une construction polyphonique croisant des voix qui ne se rencontrent jamais, L’envers des autres est un roman sensible, violent et lucide, dont la noirceur n’est adoucie que par les naïves rêveries d’une fillette en ballerines de toile.


Je viens de terminer ce livre et je suis encore sous le charme de l'écriture. Parfois poétique et sensible, parfois vif et violent, on imagine trés bien la ville d'Alger et ces personnages du livre.
Une description de chaque personnage...de ce qu'ils pensent, de comment ils vivent "dans leur tête", de leur souffrance et leur questionnement...
On sent le "quand diront-on" des voisins, les yeux qui épient, les oreilles qui se tendent et les bouches qui chuchotent.

Une beauté à l'état pur d'un livre qui nous parle de la vie à Alger, d'une famille et ses convenances. D'un pays que l'on ne connait pas mais que l'on imagine.
Un livre à lire et relire...160 pages d'écriture poétique. Il est des livres qui laissent des traces...celui-ci en fait parti